lundi 14 décembre 2009

Derrière chaque achat, une histoire à raconter...



Cette image a été produite par l'organisme buyresponsably.org.
Sa mission est de conscientiser les consommateurs sur les répercussions qu'occasionne leurs comportements d'achat. Il veut nous rappeler les effets pervers de la mondialisation et de la surconsommation.Il met l'emphase principalement sur les travailleurs esclaves et opprimés des multinationales de tous les domaines (textile, agroalimentaire, électronique, etc.).

Il méprise le manque d'empathie manifesté par ces grandes compagnies envers la détresse financière et psychologique, voire salutaire vers laquelle elles ont mené des personnes honnêtes. Elles les ont introduit dans un cycle infernal il faut travailler toujours plus fort pour quelques monnaies en plus qui, en fin de compte, ne leur permettent pas, à eux et à leurs familles, de vivre dignement.

L'image exposée ici et promue par l'organisme est une métaphore visuelle très réaliste et bien pensée, selon moi. Le panier qui représente notre support d'achat lorsqu'on va en magasin, qui est l'objet qui détient tous nos produits de consommation, est renversé et renferme trois personnages dont l'allure vient stimuler en moi le sentiment de pitié et de tristesse.
Ce sont des individus mal habillés, qui ont l'air sales et en détresse.
Ce panier, ou nos achats de consommation, représente pour eux une prison. Les barres verticales et restreintes du panier rappellent celles du milieu carcéral.

En fait, nos habitudes de consommation occidentales qui se remarquent, entres autres, par la vitesse fulgurante à laquelle nous passons à l'acte d'achat préservent ces gens dans ce lieu méprisable et enfermé qu'est leur lieu de travail. Puis, qui est si souvent comparé, comme dans nombreux documentaires, à des sortes d'abattoirs humains qui épuisent l'énergie physique et mental de ces pauvres gens. En fait, ils ternissent aussi, parfois, ce qu'ils ont de plus crucial et précieux : l'espoir. Naturellement, comme tout être humain à la recherche du bonheur, ces travailleurs cultivent souvent l'espoir de sortir de cette routine morbide et d'atteindre une vie meilleure.


lundi 2 novembre 2009

Les super héros arrivent ....


Ce slogan rappelle un clan de super héros sortit d'une bande dessinée ayant comme ambition le désir de nettoyer les environs des mauvais bandits ou voyous qui ont l'instinct de perturber l'ordre social, des êtres égoïstes qui veillent à maximiser leurs intérêts avant tout et au détriment du bien-être des autres.

Dans ce contexte des élections municipales, puis parce qu'on souligne dans cette pub le fait que M.Bergeron et son clan arrivent à la mairie le 1er novembre, plus précisément, on peut comprendre que ces personnages malhonnêtes que les incorruptibles veulent affronter ne sont pas, en premier plan, les délinquants de la société, mais s'incarnent plutôt chez les individus formant les partis politiques adverses.

En effet, cette publicité mise sur le concept dichotomique du noir/blanc, du bon/mauvais. Effectivement, le clan Bergeron sont les gentils et les candidats politiques qui n'adhèrent pas à la mission et aux mandats de ce groupe doivent nécessairement avoir des penchants déviants! Compte tenu que les premiers, braves guerriers, détiennent la formule gagnante pour entamer des décisions politiques qui sauront faire preuve d'un rayonnement exemplaire et qui se conjugueront avec des vertus telles que l'honnêteté, l'équité et la transparence.

Le slogan dresse un portrait caricatural des membres de ce parti. Et quoiqu'il apporte un brin d'humour en les évoquant de telle façon, pour ma part, ce message ne m'attire pas dû à son manque de réalisme, donc son côté fictif, car pris intégralement, ces mots in-cor-rup-ti-bles semblent impropres à l'homme politique, ou du moins, à un groupe politique composé de plusieurs hommes non facilement contrôlables. Sans pour autant vouloir discriminer les politiciens et suggérer qu'ils commettent des actes reprochables de manière signifiante et récurrente, ni vouloir les mettre tous dans le même panier, il faut dire que ce terme n'est pas un concept qui colle bien à la peau d'un homo politicus.

lundi 28 septembre 2009

J'ai embrassé la mort...


Dans le cadre d'une campagne de prévention sur la transmission du sida, cette image vient ressaisir ceux qui ont délaissé les cris d'alarmes, des dernières décennies, sur l'importance de se protéger lors de rencontres amoureuses fugaces et qui continuent à prendre à la légère ce fléau planétaire.

Il est évident que le message qui ressort de cette situation imagée promet une réaction qui sera loin d'être insignifiante.

On se croirait presque entrain de visionner une scène sortie tout droit d'un film d'horreur en regardant s'accomplir l'acte fusionnel entre un homme et un monstre répulsif qui symbolise le vrai visage de la femme qu'il pense embrasser. Effectivement, l'effroi, le dégoût, le morbide, sont des émotions engendrées aisément par la présence de cette femme scorpion. Parallèlement, elles rappellent et se lient bien aux sensations qui seront vécues, malheureusement, par la personne infectée.

Aussi, à voir la grande queue du scorpion sortir des jambes de l'homme, j'en retire une image à double-sens.
D'abord, le fait que le mâle reçoit comme un couteau dans le dos (ou une piqûre venimeuse dans le dos) par cette trahison vécue. Trahison venant de l'autre qui peut-être savait qu'elle était positive du VIH, ou encore, trahit par lui-même, car il a fait taire sa pensée qui voulait le prévenir de se protéger avant d'aller plus loin.
Ensuite, cette même queue rappelle également la forme d'un phallus, qui sortit de l'entre-jambes de l'homme bien bâtit, à l'allure hédoniste, se retournerait contre lui. C'est comme si ce qui lui apportait beaucoup de plaisir, et auquel il s'adonnait vigoureusement, finit par lui apporter la douleur, voire une mort probable.

Sans aucun doute, cette photo est très frappante et je l'enverrais bien aux courriels de mes amis juste pour les rappeler de l'importance de ne pas oublier ....